Grande Distribution vs petit commerce – Pour une poignée de $$$$

Début du film « légèrement » revu :

Une petite ville mexicaine  isolée proche de la frontière avec les États-Unis… Un petit pays au centre de l’Europe…

Un étranger sans nom arrive. Il observe d’abord d’un air indifférent un gamin et son père se faire rosser par des brutes, puis il se dirige vers le centre. Un sauveur sans nom arrive. Il observe d’abord d’un air indifférent un commerçant et sa famille mise sur la paille par une gestion des centres villes et des règles nationales peu propices à sa survie, puis il se dirige vers Paris, puis Bruxelles.

Le sonneur de cloche lui indique qu’ici on devient riche ou on meurt. Le conseiller clientèle de la banque locale lui indique qu’ici on devient riche ou on meurt.

Entre-temps, l’étranger aperçoit le croque-mort joyeux préparer ses cercueils. Entre-temps, l’étranger aperçoit « Paul Emploi » joyeux en train de faire de la place dans ses fichiers.

Il apprend ensuite de l’aubergiste que la ville est déchirée par la lutte de deux familles rivales : les Baxter originaires du Texas qui font du trafic d’armes et les Rojo (Rodos en VF) qui font du trafic d’alcool. Il apprend ensuite de la chambre de commerce que le marché est divisé entre deux familles rivales: les industriels qui font du lobbying au détriment de l’intérêt général et les  Petits commerçants  capable de se fédérer uniquement lorsqu’ils sont personnellement acculés.

Mais qui est ce sauveur sans nom?????

Cette réécriture fantaisiste du début de ce film « pour une poignée de dollars » illustre principalement le résultat de décades de modification du marché du commerce.

Le commerce de proximité ne cesse de décroitre. La faute à pas de chance?

Pas vraiment!

L’évolution du commerce

L’évolution des modes de consommation et des méthodes de commercialisation suivent les avancées technologiques et les besoins de la société.

Les exemples d’évolution sont nombreux dans l’histoire. Par exemple, les Phéniciens qui installèrent des comptoirs en Sicile et en Sardaigne, les anglais qui ont inventé le concept du show-room, ou encore, l’arrivée des premiers « grands magasins » à Soho conçus notamment par Alexander Turney Stewart (homme d’affaires irlandais brillant). Puis plus récemment avec Edouard Leclerc qui a inventé et créé le discount avec son premier « centre de distribution Leclerc » dans les années 50.

L’histoire montre que chaque évolution du commerce a été conçue et mise en place par un visionnaire. Ceux qui réussissent aujourd’hui on su évoluer.

Si l’on reprend le film ci-dessus: les commerçants qui n’évoluent pas « sont morts ». Ceux qui évoluent « sont riches ».

Réponse : qui est vraiment ce sauveur?

Tout commerçant est ce sauveur à partir du moment où il comprend les enjeux qui dépassent le pas de porte de son magasin. Des enjeux cruciaux, comme la digitalisation du point de vente, la nécessité de maintenir une qualité au prix ajusté, faciliter les courses par le clic and go, l’obligation de se fédérer avec d’autres commerçants et d’être représenté au niveau national, Européen et mondial etc…

Lorsqu’un ministre parle des entreprises avez vous remarqué que les petits commerçants ne sont jamais compris dans « les entreprises ».

Chaque consommateur est également ce sauveur. il suffit de comprendre une citation d’Anna Lappé :

« Chaque fois que vous dépensez de l’argent vous votez pour le type de monde que vous voulez. »

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